Victor DELFIM

Je m’appelle Victor Delfim, je suis auteur photographe installé à Paris. J’accompagne des artistes dont la plupart sont dans le milieu de la musique durant des résidences, tournées ou aussi en studio. 

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Quel a été ton parcours pour arriver au Victor Delfim d’aujourd’hui ?
J’ai un parcours un peu atypique car je suis venu à la photo assez tard. J’ai d’abord fait des études en arts plastiques puis beaux arts à Annecy en Haute-Savoie. En arrivant à Paris j’ai décroché mon diplôme de Photographe à l’école EFET et depuis je suis auteur-photographe. Je n’avais pas décidé de photographier ou filmer le monde de la musique, c’est plutôt elle qui m’a rattrapé.

Victor DELFIM | Flavia Coelho
Victor DELFIM | Flavia Coelho

Comment qualifierais-tu ta « patte », ton style ? T’as des influences particulières ?
Mon travail est presque entièrement en noir et blanc. C’est venu naturellement avec mon premier projet autour de l’intimité musicale de la chanteuse Nawel Ben Kraïem. Pour avoir une série cohérente entre l’argentique et le numérique. Depuis j’aime voir le monde en noir et blanc.

Le travail de Sebastião Salgado me fascine beaucoup. Il fait partie des 3 photographes que j’aimerais un jour croiser et échanger avec lui sur la photographie.

Loisir ou source de revenu pour toi la photo ?
La photographie est pour moi une source de revenu et j’ai la chance, pour le moment en tout cas, que ce soit aussi un loisir. En tout cas j’essaie d’allier à chaque fois le plaisir avec mon travail photographique.

Victor DELFIM | Femme Assise Devant La Fenetre
Victor DELFIM | Femme Assise Devant La Fenêtre

Niveau matériels, quel(s) est/sont tes armes ?
J’utilise principalement depuis juin 2012 un boîtier Nikon, le D800 que je viens juste de remplacer par le D810, il y a une semaine environ, suite à une chute lors d’un tournage de clip. Mes optiques principales sont le 70/200mm f2.8 VRII Nikon et le 24/70mm f2.8 Sigma. J’ai aussi en focale fixe un vieux 35mm f2 et un 50mm f1.4, sans oublier un boitier argentique, le FM2n de Nikon. Depuis le mois de mars j’ai un nouveau boîtier dans mon sac pour le quotidien, le Fujifilm XT-1, avec un 35mm f2 (équivalent 50mm en 24×36). Je pense évoluer dans d’autres optiques fixe assez vite chez Fuji, comme le 23mm (équivalent 35mm en 24×36), car je suis très satisfait de ce boîtier en terme de rendu pour mon travail photographique et c’est plus léger qu’un reflex.

Victor DELFIM | Entre Lac Et Montagnes
Victor DELFIM | Entre Lac Et Montagnes

S’il ne devait en  rester qu’un, quel objectif serait ton choix ? Et pourquoi ?
Pas évident de n’en garder qu’un seul, mais mon choix se porterait sur le 35mm. Il passe partout, n’est pas agressif et force à être près du sujet.

Des outils favoris pour le post traitement  ?
J’utilise essentiellement Lightroom pour le post traitement, ce logiciel me va très bien pour le moment. Il a des plugins très efficace pour mon approche de la photographie noir et blanc. Je termine la partie post traitement avec un peu de Photoshop s’il y a des retouches, accentuation… mais à faible dose.

Victor DELFIM | L'homme au parapluie Portugal
Victor DELFIM | L’homme au parapluie Portugal

Quel a été ton plus gros « fail » ?
Je me souviens d’un concert de Souad Massi à la Cigale. J’étais trop content d’avoir eu l’accréditation, et au final je n’ai publié aucune photo. Mais je me suis rattrapé sur ses concerts suivants.

Laquelle de tes photos est liée à l’histoire la plus insolite ?
Je pense à une photo de la chanteuse Nawel Ben Kraïem réalisée à l’International à Paris fin 2011. C’était mon premier concert à Paris, je ne connaissais pas le lieu, je ne connaissais que la voix de Nawel car je ne l’avais jamais vu en concert. Ce soir là j’ai fait cette photo et c’est de là que tout à commencé. Nous sommes devenus amis et nous collaborons toujours.

Victor DELFIM | Nawel Ben Kraïem
Victor DELFIM | Nawel Ben Kraïem

Qu’as-tu déjà dû enlever de ta valise pour emmener ton matos photo ?
Des vêtements, je prends juste le nécessaire pour le séjour. J’aime partir le plus léger possible alors place au matériel nécessaire.

A l’heure où tu réponds, quelle est la dernière photo en date sur ta carte SD ?
Une photo de ma chérie lors d’une ballade dans Paris.

Victor DELFIM | Rue DAligre Paris
Victor DELFIM | Rue DAligre Paris

Si ton appareil photo pouvait parler, qu’est ce qu’il raconterait ?
Il me dirait que le monde est beau à travers son objectif et qu’il faut juste le ressentir.

J’te laisse le mot de la fin, parle nous de ton actu et des projets à venir ?
Actuellement je travaille sur mon projet « Fado em nos », je suis à la recherche de financement et en montage de dossier. C’est un gros projet avec de la vidéo, une exposition, des tournages et des photographies entre la France et le Portugal. Ce sera un récit entre l’autobiographie et le témoignage d’immigrés portugais.

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Gros plan sur la série « Migrante »
Migrante, série extraite du projet Fado Em Nos, est une évocation photographique autour du fado, un projet développé autour des sentiments chantés dans cette musique portugaise tel que le mal de vivre, la nostalgie, la mélancolie, la jalousie, l’éxile, l’amour inaccompli, le chagrin… ou encore la saudade, sentiment intangible et intraduisible. Migrante traite ici de l’éxile, à travers une série de 8 photographies inspirées par le déracinement de l’auteur.

« Un cadrage horizontal pour un paysage d’été traversé par une jeune femme seule, angoissée, bientôt accablée de fatigue. Nous voici dans une écriture de film déroulant une séquence dramatique, dont on sent que la levée du mystère ne changera rien à son intensité. Première série du projet Fado em nòs développé sur plusieurs thèmes et en techniques diverses par Victor Delfim autour du Fado, Migrante porte en elle une part de la saudade, cette évocation musicale dans laquelle, au Portugal et au Brésil, on inclut tout ce qui vient en travers de l’existence pour la frapper de ce qu’on nomme le mal de vivre, l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie, le chagrin ou l’exil. C’est précisément du déracinement qu’il s’agit dans Migrante, réalisé dans la campagne d’Annecy, en Haute-Savoie, quand l’auteur se revoit jeune enfant franchir les frontières avec sa mère et l’unique valise, viatique du parcours difficile vers un ailleurs, vers une vie nouvelle aux promesses incertaines, également accessible aux accents mélancoliques du Fado. »
~Hervé Le Goff

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