Valou PERRON

45 ans, France Rhône Alpes, Assistante administrative et photographe.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours ?
Photographe autodidacte depuis 2011, j’ai commencé par la macro et les paysages puis en 2015 les portraits, principalement les femmes.

Quel a été l’élément déclencheur qui t’a fait prendre conscience que vivre de ta passion était possible ?
C’est récemment que j’ai pris conscience qu’il fallait me mette à jour avec l’administration.
En vivre, n’est pas mon but premier, on verra avec le temps.

Comment qualifierais-tu ta « patte » ?
Je suis une grande enfant, une rêveuse avec aussi la nostalgie du temps passé, j’aime la nature et l’idée qu’il existe un monde fantastique peuplé de démons et de fées. Mes photos sont un mélange complexe de tout ce qui fait que je suis moi, mes rêves, mes pensées, mes émotions, mes influences diverses.

Donner un qualificatif à ma patte, je ne serais le faire, je n’aime pas les étiquettes, je fais ce que j’aime à ma manière sans me poser de question.

Quel est ton matos photo ?
J’ai un Canon 6d et côté objectifs un 100 mm macro f2.8, un 50 mm f1.4 et 35 mm f2.8.

De tes objectifs, lequel t’est indispensable et pourquoi lui ?
Le 100 mm est mon préféré, il a été mon premier objectif. Après j’utilise beaucoup le 50 aussi.

Pourquoi ? aucune idée, la seule chose que je peux dire, c’est quand général, même si je commence une séance au 50, je fini toujours par prendre le 100.

Tu as fait du portrait une de tes spécialités mais pourquoi t’être intéressé à ce style plus qu’un autre ?
Parce que l’humain me fascine, il a une telle multitudes d’expressions que ce soit avec un regard, une attitude que les possibilités en portrait sont infinies.

Chaque personne avec sa personnalité, et ce qu’il dégage est une source inépuisable pour mon imagination.

La créativité et la mise en scène prennent une part importante dans ton travail. Comment procèdes-tu généralement pour préparer tes shootings  ?
Je n’ai pas réellement de façon de faire quand ce sont des projets persos.
En général, je dirige les modèles au fur et mesure que les idées me viennent en tête et aussi de ce qu’elles m’inspirent lors de la séance.

Bien souvent ça part des accessoires ou du vêtement que j’ai prévu pour la séance.
De la première expression, de la première attitude qu’elles vont me donner, dépend le fil de mon histoire.
Toutes ces choses réunis vont m’inspirer une ambiance, une scène et de là je vais construire toute la séance autour de ce ressenti.

Pour une commande c’est différent, mes clients me donnent leurs idées de base, leurs rêves et comment ils s’imaginent.
De là, je leur propose un projet créé spécialement pour eux, avec une mise en scène, une ambiance, etc.

Ton travail a-t-il été (ou est-il toujours) influencé par certains photographes ou artistes ?
Mon travail est surtout influencé par tout ce qui m’entoure, ce que je vois, ce que j’entends.

Des souvenirs d’enfance, des rêves, une histoire, une expo, un poème, une scène de film, une pub, un livre, une musique, une ambiance particulière, un regard… et surtout la personne que je photographie, son histoire et ses propres expressions. Mais également mes émotions au moment où je déclenche ou en post-traitement.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent eux aussi se lancer dans le portrait ?
En toute première chose, aimer l’humain dans sa globalité. Ressentir les personnes, leurs émotions, les écouter, les observer, les respecter.

Toujours garder en tête que la technique n’est là que pour se mettre au service de la créativité et de la spontanéité.
Ne pas se focaliser dessus, ce n’est pas forcement elle qui fera une bonne photo (ni le matériel), mais un équilibre entre ce que vous aurez mis de vous, de votre créativité, du model et de la technique à l’intérieur de l’image.

Photographier avec le cœur et la tête.

Aujourd’hui quelle place prend le post-traitement dans ton travail ?
Parfois, il prend de la place, parfois, non…
Tout dépend de la photo, de l’ambiance que je souhaite donner ou de mon humeur créative.

Quel a été ton plus gros fail depuis tes débuts ?
Je n’ai pas eu vraiment de gros « fail » parce que je travaille seule et que mon parcours photographique pro n’en est cas ces débuts.

Quelle rencontre marquante t’a permis de faire la photo ?
Ce n’est pas une rencontre qui m’a permis de faire de la photo.
Ce sont des circonstances.

Suite à une blessure, j’ai dû arrêter de peindre, du coup je me suis tournée vers une autre forme d’expression.
Finalement mon besoin de m’exprimer autre que par la parole, depuis toute petite, étant très fort, j’ai choisi à ce moment-là, la photo comme médium, mais demain cela peut changer.

Je te laisse conclure l’interview et nous parler de ton actu et des projets à venir.
Je suis sur un projet de court métrage « La lettre » en tant que metteuse en scène et réalisatrice.
L’idée est venue d’une collaboration sur une séance photo avec Heidi Borras (comédienne et écrivain).
J’aime aller à mon rythme et prendre le temps pour chaque chose donc pas d’autre actu à venir..

Suivez l’actualité de Valou sur :

 

 

A voir également

Laisser un commentaire