Stéphane MYSTA

Je m’appelle Stéphane, j’ai 30 ans (sauf dans ma tête), j’ai grandi au pays de M.Pagnol, mais depuis 3 ans je vis en région parisienne (partir pour mieux revenir).

Je suis photographe amateur, dans la vraie vie je suis poseur-installateur de menuiseries, fermetures et équipements. Cela ne me donne pas beaucoup de temps pour me consacrer à ma passion, le point positif c’est que je n’ai aucune contrainte, je fais un peu ce que je veux !

profile-stephane-mystaDepuis combien de temps as-tu contracté le virus Photo ?
L’amour pour la photographie m’est venu bien après l’époque graffiti dans laquelle j’ai baigné depuis le lycée, mais tout naturellement … comme une sorte de suite logique.

Petit à petit j’ai d’ailleurs mis de côté mes bombes et mes feutres pour me consacrer de plus en plus à la photo.

Stéphane MYSTA

Comme tout amateur qui se respecte, j’ai commencé à faire des photos de tout et n’importe quoi avec le compact de mes parents que je squattais, mais déjà à l’époque j’avais un bon feeling. J’ai réellement été contaminé à une époque où mes amis très proches commençaient tous plus ou moins à s’impliquer dans le milieu audio-visuel. J’ai alors acheté mon premier reflex en 2010 juste avant de partir en voyage.

Stéphane MYSTA

Comment qualifierais-tu ta « patte », ton style ? Des personnes t’ont influencé ?
Je n’ai pas le sentiment d’avoir mon propre style, peut-être parce-que je n’ai pas de spécificité. Je touche un peu à tout et en réalité je n’accorde pas trop d’importance à ça.

J’essaie juste de ne pas trop tourner en rond. Internet et les réseaux sociaux sont une source inépuisable d’inspiration, et peu importe le domaine ou le style, si ça me parle, inconsciemment je m’en imprègne, que soit artistique ou simplement esthétique.

Stéphane MYSTA

Si je dois définir ma « patte », alors je dirais peut-être « contrasté », dans tous les sens du terme.

En fait les personnes qui m’ont vraiment influencé, ce sont mes potes avec lesquels j’ai « grandi » dans ce milieu.

Stéphane MYSTA

Niveau matos, quels sont tes compagnons de shooting ?
Depuis 6 ans je tournais avec un Nikon D90 mais récemment j’ai enfin passé le cap du plein format en m’offrant un D750 ! (30 ans ça se fête il paraît, et je commençais à être limité)

Question objectifs j’ai démarré avec des « standards » (18-105 et 70-300 achetés en pack avec mon D90), puis j’ai investis par la suite dans un grand-angle (Tokina 11-16mm), un fisheye (Samyang 8mm) dont je me sers très peu au final, et un focale fixe (Nikkor 35mm au format DX).

Stéphane MYSTA

Mais depuis mon passage en full frame, j’ai tout mis sur la touche, il me fallait de vraies optiques, et je me suis fais plaisir avec le 14-24mm Nikkor en remplacement du tokina, et dernièrement un 50mm Sigma Art en 1.4 pour remplacer mon 35.

J’ai également un flash (Nikon) et un trépied de voyage (pratique pour le peu que je m’en sers).

Stéphane MYSTA

Quel est ton objectif indispensable et pourquoi ?
Pour mon utilisation j’hésite beaucoup entre mes deux derniers …
J’adore mon grand-angle, il est le meilleur dans sa catégorie, et ça donne une bonne dynamique sur les photos, et le 50 pour sa grande ouverture (mais aussi pour son piqué)
Ils ne sont jamais loin l’un de l’autre.

Stéphane MYSTA

Des outils favoris pour le post-traitement ?
Aucune surprise pour la post-prod, LR (pour le plus gros; et en plus très intuitif) et PS (pour les détails soignés).

As-tu en tête un « fail » mémorable depuis tes débuts ?
Gros fail le soir où je me suis pointé dans une salle à Paris, sans ma batterie … Je l’avais mise à charger dans l’après-midi, et je suis parti en la laissant sur le chargeur !

Stéphane MYSTA

Les organisateurs m’ont dit (en râlant mais avec le sourire) « tant pis viens t’amuser ».

Je me suis quand-même tapé l’aller/retour chez moi, j’ai manqué les deux premiers artistes, mais au moins j’ai pu assurer la soirée !

Sinon une fois j’ai perdu mon flash dans une grosse soirée de 5000 personnes, et quel soulagement j’ai eu quand je suis retourné en backstage et que je me suis rendu compte que quelqu’un l’avait ramassé et l’avait donné à un membre du staff.

Stéphane MYSTA

Tu es spécialiste (entre autre) de photos de concert. Un exercice parfois compliqué à cause des contraintes de lumière, de mouvement, de place… Quel matos favorises-tu pour aller shooter un concert ?
Personnellement je me régale depuis que j’ai mon nouveau boitier et mes optiques à grande ouverture, je peux monter en iso sans trop forcer non plus, mais jusque-là c’était un combat !

Je prends aussi toujours mon flash avec moi, désormais uniquement pour photographier les gens dans le public.

Stéphane MYSTA

As-tu quelques astuces pour retranscrire au mieux l’atmosphère des lieux ? Des choses à faire ou ne pas faire ?
Pas vraiment, le tout c’est de se sentir à l’aise avec l’ambiance générale d’un évènement.

Sur les soirées (ou festivals) que je fais en général, il ne faut pas se limiter à ce qui se passe sur scène et se contenter de photographier uniquement les artistes, j’essaie de mettre en valeur un maximum de choses comme la scénographie, l’ambiance en backstage, mais aussi le public !

Stéphane MYSTA

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui « galèrent » avec les lumières parfois capricieuses des scènes ?
C’est assez complexe, parce-que d’un évènement à un autre, d’une salle à une autre, ça peut vite devenir une épreuve !

Je pense qu’il n’y a pas de solution miracle. Les lights sont variées (spots, flashs, lasers , écrans ….) ça bouge (parfois très vite), ça change de couleurs, sans oublier que les artistes sont aussi en mouvement.
Je dirais que la base c’est de shooter en « .RAW » histoire de récupérer un maximum d’informations sur la post-prod.

Stéphane MYSTA

Je switche entre le mode manuel (parce-que je connais bien mon boitier) et le mode « A » (priorité à l’ouverture) qui peut s’avérer bien pratique !
J’utilise également le mode de mesure « spot » dans certaines situations (quand le sujet est trop éclairé par rapport à l’ambiance générale).

Pour le reste, il faut essayer de capter les mouvements des lights et déclencher quand tu sens que c’est le bon moment ! C’est jamais trop évident en réalité …
Heureusement qu’il y a les logiciels derrière.

Stéphane MYSTA

La photo amène souvent à faire de belles rencontres, pour toi quelle a été la plus marquante ?
Il y en a beaucoup ! Et j’ai envie de dire qu’une rencontre en amène une autre, surtout dans ce milieu.

Se retrouver du jour au lendemain de l’autre côté de la barrière ça fait son effet ! Certains artistes que j’allais voir avant en tant que public me tapent la bise aujourd’hui, tu vois ce que je veux dire …

Mais la photo m’a aussi fait rencontrer des personnes extraordinaires hors contexte soirées !

Stéphane MYSTA

Si on laissait la parole à ton appareil, que nous dirait-il sur toi ?
Mon D90 te dirait que je l’ai maltraité mais c’est faux haha !

En réalité il est heureux d’avoir vécu pleinement ! Je n’ai jamais fait semblant avec lui, en toutes circonstances, il a bravé la poussière, le sable, l’eau, le sel, l’humidité, la peinture, il a voyagé, il a bravé quelques interdits, a fait plein de belles rencontres … mais je pense qu’il est aussi soulagé d’être passé en back-up !

Stéphane MYSTA

J’te laisse le mot de la fin pour parler de ton actualité et de tes projets à venir.
J’ai des idées plein la tête, mais seul c’est pas facile (et j’ai pas la motiv’), mais aucun projet concret à venir, je continue de faire des photos de tout et n’importe quoi, tant que j’ai plaisir à le faire.

Peut-être un voyage pour l’été 2017, parce-que la photo de concert oui, mais pas que ! 🙂

Suivez l’actualité de Stéphane sur :

facebook-pleininstagram-newflickr

A voir également

Laisser un commentaire