Olivier MERZOUG

Je suis Olivier Merzoug, photographe retoucheur professionnel basé à Paris. J’ai commencé ma carrière comme directeur artistique pour des agences de designs et communications en France avant de me consacrer pleinement à la photographie.

Aujourd’hui, je travaille avec de nombreuses marques pour qui je réalise des campagnes publicitaires, catalogues et lookbook (new couture, prêt-à porter, lingerie, maillots de bain, etc.). Je réalise aussi des books pour des modèles femme, homme et enfant qui souhaitent entrer en agence mais aussi directement avec les agences qui souhaitent étoffer le book de leurs mannequins.

Je publie régulièrement mon travail sur l’ensemble des réseaux sociaux comme Facebook où plus de 25.000 personnes ont aimé́ ma page ainsi que sur Instagram où près de 14.000 personnes me suivent.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours et ta rencontre avec la photo ?
J’ai commencé la photo il y a une dizaine d’année avec l’envie de découvrir cet univers. Une séance en a amené une autre, j’ai rapidement pris goût.

Au départ, j’ai bossé essentiellement en lumière naturelle en extérieur ou en appartement. J’avais du mal à comprendre, à l’époque, comment on pouvait tirer satisfaction et émotions derrière un fond studio avec des lumières artificielles.

Le temps m’a prouvé le contraire, je fais autant de studio aujourd’hui que de lumières naturelles et j’y prends autant de plaisir.

Tu es aujourd’hui photographe professionnel. Qu’est ce qui t’a fait prendre conscience que vivre de ta passion allait être possible ?
Cela fait environ 3/4 ans que je ne fais que ça. J’ai quitté mon poste de créatif pour les agences de communication/web pour me consacrer uniquement à la photographie. Au fil des années, la photo a pris de plus en plus de place dans ma vie et la passion s’est transformée en un véritable métier.

Vivre de sa passion est un pur bonheur, pouvoir gérer son temps et ses projets n’a pas de prix. Mais cela demande une grande discipline et d’être tout le temps actif. Croyez-moi, je bosse autant sinon plus que lorsque j’étais en agence.

En plus de la partie photo « classique », tu as développé une réelle expertise dans la retouche photo et tu donnes aujourd’hui des formations sur le sujet en France et à l’étranger. Comment s’articulent ces formations et quelle part prend aujourd’hui la formation dans ton activité de photographe ?
Je donne depuis quelques années des formations à travers toute la France (via le GNPP et l’AFMI) sur le prise de vue (mode, portrait, beauté, nu artistique) mais également sur toute la partie post production. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon calendrier sur le site de l’AFMI .

Je donne aussi des cours particuliers de retouches . J’ai également donné des cours de photographie pendant deux ans dans une école de communication visuelle*

Qu’est ce qui te plaît particulièrement dans le post-traitement ? Avec quel(s) outil(s) travailles-tu pour la retouche photo ?
Pour moi, le post traitement est une partie essentielle de notre travail. C’est l’aboutissement de notre image, une façon de la sublimer et notre marque de fabrique.

J’ai beaucoup évolué, à travers les années, sur ma façon de sélectionner et traiter l’image. Le regard change, il se précise, on comprend mieux ce qu’il est bon de faire ou non en matière de traitement.

Je retouche essentiellement sur Lightroom et Photoshop. J’utilise une tablette graphique Wacom pour la précision et le toucher.

Niveau matériel(s), avec quoi shootes-tu ?
J’ai travaillé pendant très longtemps sur des boitiers Canon (5D Mark II & III) avec des objectifs de série L Canon ou la gamme Sigma Art. Mais je dois vous avouer que depuis quelques moi je me suis penché sur le Sony A7r2 avec des objectifs Sony Zeis.

Je suis vraiment fan de ce boitier, il est léger, dynamique, performant, aussi bon qu’en photo qu’en vidéo. Je l’emmène partout, c’est mon compagnon de voyages.

Si tu ne devais garder qu’un seul objectif, lequel aurait tes faveurs et pourquoi ?
Aller, je vais négocier à deux objectifs. Je dirais le 70-200 (Canon ou Sony) et un fixe. En ce moment je bosse avec le Sony 55 1.8 mais je compte acquérir dans les prochaines semaines le tout nouveau 85 1.4 (juste fabuleux pour les portraits, pour la douceur des transitions et de ses bokeh).

Tu as fait du portrait, qui est un exercice assez difficile, ta spécialité. Quel est, généralement, ton mode de fonctionnement pour un shooting « classique » ?
J’adore bosser sur les portraits, c’est selon moi le reflet de l’âme. Le plus important est de comprendre et d’analyser la personne qui est en face.

Je commence généralement à repérer le bon profil tout en faisant des tests lumières. Puis je propose différentes positions et travail sur les expressions du visage et du regard.

Pour ceux qui voudraient se lancer dans le portrait, as-tu 2/3 astuces pour réussir à mettre à l’aise et en valeur le modèle ?
Je dirais que la photographie est avant tout un travail psychologique et que quelqu’un qui se sent en confiance vous donnera des bons résultats en séances. Il faut s’intéresser aux gens, comprendre rapidement leur personnalité, comment ils sont venus à la photo, leurs objectifs, etc…

Je tutoie tout le monde assez rapidement, peu importe l’âge. Enfin, j’évite qu’il y ait une tierce personne qui n’a pas de rôle à jouer pendant la séance. Il existe véritablement un fil transparent entre le photographe et le modèle.

Enfin, pour finir, la modèle doit sentir que vous maitrisez votre sujet, c’est important d’être force de propositions au cours de la séance ou dans les projets.

Depuis tes débuts, quel a été ton plus gros « fail » ?
Hmmm, elle est drôle cette question. Je dirais qu’il arrive parfois que les demandes soient un peu étranges ou inattendues. Je vais vous donner des petites anecdotes : un jour, on m’a demandé si je pouvais photographier un mariage mais également la nuit de noce 🙂

Un autre m’a demandé si je pouvais retoucher une photo où la modèle était de dos pour la remettre de face, etc….

Ton travail est également très suivi sur les Réseaux Sociaux (24 000 sur facebook, 13 000 sur instagram). Comment as-tu réussi à développer cette visibilité ?
Avec le temps et le travail. Je communique beaucoup sur mon site et les réseaux sociaux. Mon travail voyage beaucoup à travers les modèles, maquilleuses, stylistes, marques, blog de mode et ceux à travers le monde.

Tout ça contribue à augmenter la visibilité mais je compte aller encore bien plus loin.

Quelle a été la plus belle rencontre que cette notoriété sur les réseaux sociaux t’a permis de faire ?
Ce métier me permet de rencontrer tout le temps du monde, des modèles magnifiques, des marques de haute & new couture, prêt à porter, lingerie, etc. Mais aussi de voyager également.

Je suis d’ailleurs en ce moment en tournée en Belgique, d’autres pays suivront prochainement. Les réseaux sociaux m’ont beaucoup aidé à me faire connaitre rapidement.
C’est une véritable chance pour nous.

Y a-t-il une personne en particulier que tu rêverais de prendre en photo ?
J’aurais rêvé faire une séance avec Michael Jackson mais ça me semble difficile aujourd’hui.

Alors, je ne vais pas faire le difficile… je dirais les modèles de Victoria Secret. Elles sont juste parfaites, il est temps que Russel James me laisse un peu sa place.

J’te laisse le mot de la fin pour nous parler de ton actualité et des projets à venir.
Je viens de finir ma 2éme tournée en Belgique mais je prévois d’autres projets pour les mois à venir là-bas et sur d’autres pays.

Sinon au programme de cette année : une nouvelle exposition pour l’été, des nouveaux catalogue/lookbook pour des marques en prévision, plusieurs formations sont prévues (Avril à Paris, Mai à Paris, Nice et à la Martinique) et je continue à réaliser les books des maquilleuses dans l’école Morgane Hilgers Academy.

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