Noémie VIEILLARD

Je m’appelle Noémie, je suis artiste photographe. Je suis basée à Vichy en Auvergne, et je me déplace partout où vous voudrez ! 🙂

Parle-nous un peu de ton parcours pour en arriver à l’œil de Noémie d’aujourd’hui ?
J’ai toujours été passionnée par l’image. A l’adolescence je voulais même faire une école de cinéma après le bac. Mais faute de pouvoir réellement faire ce que je voulais à l’époque, j’ai eu un parcours détourné. J’ai fais des études d’infirmière, et une fois le diplôme en poche je suis partie m’installer à Paris en 2005.

Là bas, je travaillais de nuit comme infirmière, volontairement, afin d’avoir du temps en journée pour commencer à travailler dans le cinéma notamment. J’avais toujours un appareil photo numérique dans la poche, il était petit à l’époque, et je n’avais pas encore pris conscience que la photographie était mon évidence.

La vie a fait son chemin, et c’est en 2011, alors que j’avais quitté Paris pour l’Auvergne, que je me retrouve un jour avec un reflex canon à la main. A partir de là, je ne l’ai plus jamais quitté et la photo est devenue mon évidence, ma plus belle façon de communiquer.

J’ai fais une formation à l’ESRA (technicien audiovisuel) en 2013, et en juillet 2014 j’ai décidé de me lancer dans ma grande aventure, celle de la création de mon entreprise nommée « L’œil de Noémie ».

Tu as, depuis quelques années, réussi à faire de ta passion ton métier. Quel a été l’élément déclencheur qui t’a fait prendre conscience que tout cela était possible ?
Quand il a été question d’évidence. C’était ancré en moi, j’avais besoin de photographier encore et encore, et de partager ça avec un maximum de monde.

C’était devenu ma façon de communiquer, je m’épanouissais à prendre des photos, à apprendre, à travailler pour m’améliorer et atteindre un niveau que je m’étais fixé. Je n’avais pas envie de passer ma vie à faire un métier qui n’avait pas cette évidence et dans lequel je ne m’épanouissais pas autant qu’avec la photographie.

Le milieu de la photo peut être quelques fois un peu macho. As-tu, toi rencontré des difficultés à tes débuts en tant que femme photographe ?
Que ce soit avant ou maintenant, on sent bien parfois que, en tant que femme, on a davantage besoin de faire nos preuves, et qu’on est prise au sérieux moins rapidement qu’un homme. C’est un ressenti global, mais ça ne m’a jamais freinée, j’avais juste envie de faire ce pour quoi j’étais faite.

Quand on veut quelque chose, il faut assumer et aller le chercher, si des personnes doutent de moi et mon travail parce que je suis une femme, alors tan pis, aucun regret, c’est que nous n’avons aucune route à faire ensemble.

Par rapport à ton expérience personnelle, quel(s) conseil(s) donnerais-tu à celles et ceux qui hésitent à franchir le pas ?
Il faut avoir en tête que la vie est courte, et qu’elle peut être cruelle, alors pourquoi se gâcher la vie à se freiner et se poser trop de question. Si quelque chose nous passionne, nous anime, alors il faut foncer, mais pas tête baissée ! Foncer avec juste milieu et réflexions utiles.

Si aujourd’hui tu devais décrire ta « patte », comment la qualifierais-tu ?
J’aime l’image parce qu’elle est, à mon sens, la meilleure façon de faire passer des messages et de provoquer des émotions. Dans ce sens, j’ai un côté artistique qui se dévoile pendant la prise de vue et pendant la post-production. Avec douceur et poésie, j’aime faire en sorte que les gens puissent s’immerger dans la photo et ressentir le moment.

Et il arrive aussi que j’aille provoquer des réactions pour faire réagir, tout dépend de la situation. Ma patte, ma devise, c’est : Capturer les instants qui vous échappent…

Niveau matériel, quelles sont tes « armes » pour shooter ?
A ce jour, je suis équipée Canon, j’ai deux 6D avec grip + un 16-35mm + 70-200mm + 50 mm + une macro 100mm. Dans un avenir très proche, je vais investir dans le 85mm 1.2.

Si tu devais te débarrasser de tous tes objectifs, sauf un… lequel aurait tes faveurs et pourquoi ?
Sans hésiter, je garde la focale fixe 50mm ! Parce qu’avec elle, on est obligé d’aller chercher son cadrage, de se déplacer pour offrir les meilleurs moments, les meilleurs angles. Et parce qu’elle permet de travailler sa profondeur de champ avec qualité.

Depuis tes débuts dans la photo, quel a été ton plus gros fail ?
En 2013, pendant un séjour au Portugal et en pleine visite d’un site touristique, j’ai voulu changer d’objectif. Je me suis mise de côté et sur les genoux par sécurité, et sans savoir expliquer comment c’est arrivé, le drame : ma 50 mm m’a échappé des mains et s’est éclatée en plusieurs morceaux sur le sol !

Depuis, je suis encore plus hyper vigilante quand j’ai besoin de changer d’objectif dans des conditions particulières, et aucune casse à signaler depuis ça !

Tu as opté dans tes photos pour une « douceur » et « poésie » avec un post-traitement allant dans cette direction. Aujourd’hui, quel part occupe le post-traitement dans ton travail ? Quel(s) logiciel(s) utilises-tu ?
Pour moi, la post-prod est l’aboutissement du travail fait en prise de vue pendant les séances ou les reportages. Je travaille avec Lightroom essentiellement, parfois je complète avec Photoshop, mais c’est très rare.

A travers tes clichés, tu portes une attention particulière à faire passer des émotions, essayer de toucher les gens. Parmi tes nombreuses photos, en as-tu une qui a une signification particulière et plus forte que les autres ?
Oui ! Même si j’ai levé le pied sur les photos de concerts pour diverses raisons, cela reste pour moi un grand plaisir de shooter les artistes, certainement parce que je sais que chaque artiste à des choses cachées bien au fond, des paradoxes qui rendent la personne attachante, et des émotions qui ne demandent qu’à exploser.

Au passage, mon rêve professionnel, c’est de pouvoir avoir la confiance d’artistes avec qui j’aurais une affinité particulière, et les suivre en tournée, pour leur offrir un reportage des plus fidèles et révélateur, sans aller trop loin dans l’intimité de chacun.

Et la photo « particulière », c’est une photo D’Izia en concert au festival Papillons de nuit en Basse-Normandie (clin d’œil à ma région natale). Non seulement je l’assume pleinement parce qu’elle dégage ce que j’ai voulu choper à l’instant T, mais en plus, pour avoir rencontré Izia par la suite, je sais qu’elle fait partie des photos qu’Izia adore d’elle en concert, et qu’elle l’a même envoyée à sa Maman, alors pour moi, c’est du bonheur !

Si on laissait, pour une fois, la parole à ton appareil, que nous confierait-il sur toi ?
Chouette cette question ! Je pense qu’il dirait qu’il n’a jamais été aussi bien chouchouté et entretenu ! 🙂

J’te laisse conclure pour nous parler de ton actu et de tes projets à venir.
A ce jour, ma plus grande fierté, c’est d’avoir réussi à véhiculer un travail, des choses, des valeurs, qui me ressemblent vraiment. Je ne me force pas à faire des choses si je pense qu’elles ne me ressemblent pas et que je ne puisse pas assumer pleinement.

J’ai une grosse activité de reportage de mariages, des mariages qui se veulent très élaborés, réfléchis, chic et tendance. Et pendant la saison creuse, je propose des séances photos en famille, ou des books enfants, en extérieur, histoire d’avoir toujours autant de naturel et de sincérité dans mes photos.

Et le projet, c’est secret tant qu’il n’est pas réalisé !

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1 Commentaire

  1. Encore un très bon article. Noémie résume parfaitement le sentiment de ne pas se sentir à sa place dans son métier après les études et donne envie de franchir le pas !

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