Milie Del

Je m’appelle Milie Del, j’ai 31 ans, je suis photographe indie, lifestyle et de voyage. Complètement inspirée par la nature. Née dans la Drôme et d’origine belge, je vis et travaille à Montpellier et voyage partout.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours et ta rencontre avec la photographie ?
J’ai commencé la photographie quand j’étais petite. Avec une sorte de Kodak jetable. Ma première photo ça doit être celle d’une salamandre trouvée et mise dans une bassine lors d’un camp scout. Elle est flou et très sombre ^^

J’ai toujours eu un appareil photo avec moi. L’image m’a toujours attirée et j’ai compris assez vite que c’était mon moyen d’expression favori. Un passage de plusieurs années sur le café salé, un forum où se retrouvaient photographes francophones notamment, a fini de me convaincre.

J’ai beaucoup appris grâce à ce forum, au contact de photographes de tous âges, toutes expériences et tous horizons qui partageaient leur envie de progresser ensemble, leurs parcours et leur amour de la photographie. Je pense que c’est à partir de là que la photographie est réellement entrée dans ma vie.

Elle m’accompagne dans tous mes voyages, les lointains, les proches, les humains, les solitaires aussi. C’est devenu une quête de moi.

Tu es aujourd’hui photographe professionnelle. Quel a été l’élément déclencheur qui a t’as donné le courage de te lancer dans cette aventure ?
Quelqu’un m’a dit d’aller chercher mes rêves. Et je me suis dit que si je ne m’autorisais jamais à être photographe, malgré mes peurs et doutes, je m’en voudrais toute ma vie. La photographie c’est mon fil rouge et ça l’a toujours été.
Elle me permet de lier tous les aspects de ma personnalité, toutes mes envies, de voyage, de rencontre, d’écologie, de communication … Je suis moi même en étant photographe. Je ne pouvais plus reculer 🙂

En tant que femme, as-tu rencontré des difficultés particulières dans ce milieu majoritairement masculin (malheureusement) ?
Dans ce milieu, comme dans les milieux dans lesquels je travaillais avant (j’étais chargée de projet et de communication). En tant que nana, on doit faire plus ses preuves, plus s’imposer, prouver constamment qu’on est valable et compétente.

En tant que femme photographe, on est plus difficilement considérée comme artiste je trouve. J’en ai eu marre à un moment qu’on fasse constamment référence à ma sensibilité féminine. Un peu comme si mon travail photographique ne méritait pas d’être artistique. Il faut un peu se battre pour être reconnue comme artiste à part entière et je crois que c’est plus facile de l’être pour mes collègues hommes.

Heureusement ce n’est pas le cas tout le temps et avec tout le monde. Y a des gens merveilleux aussi et je me concentre sur ceux là 🙂

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans cette aventure ?
A mon sens, il faut 3 choses. Du travail, de la passion et de la patience. Il n’y a pas de talent sans travail, pas de motivation sans passion et pas de victoires sans patience. Et dans tout cela surtout il faut être le plus soi même, sans avoir peur de se planter. On apprend toujours pas mal des moments de doutes et des échecs. C’est précieux car c’est comme ça que l’on avance!

Comment qualifierais-tu ton style ? As-tu des influences particulières dans le monde la photo ?
Je dirais que j’ai un style artistique, naturel et empreint de poésie. Assez moody en fait. mais c’est chaud à traduire. J’aime créer des atmosphères dans mes images, je joue beaucoup avec la lumière, la pluie, le brouillard, et la nature que je cherche à sublimer constamment.

Je parle de nostalgie, de liberté, de la beauté dans toutes choses, de la place de l’homme dans l’environnement…

J’aime l’efficacité des images simples et classiques. Je voue un culte à la construction photographique des films de Wes Anderson. L’esthétique et l’approche des livres Kinfolk a beaucoup influencé mon travail. Et y a aussi tous ces photographes dont je ne retiens pas assez les noms mais qui m’inspirent au quotidien !

Tu donnes un grain particulier à tes photos mais quelle place prend aujourd’hui la retouche photo dans ton travail ? Sur quel(s) logiciel(s) travailles-tu ?
Je travaille uniquement sur lightroom. Pour moi la post-production c’est la mise en valeur de la photographie que j’avais dans la tête quand j’étais derrière mon objectif. J’essaie d’y sublimer l’émotion et la composition.

Je ne cherche pas à trahir le moment présent. Mon traitement se rapproche du style des pellicules argentiques. J’aime leurs tonalités, elles m’inspirent.

Avec quels matériels photo shootes-tu ?
J’ai un Nikon D7000, un 35 1.8, un 17-55mm 2.8

Si tu ne devais garder qu’un seul objectif… lequel garderais-tu et pourquoi ?
En ce moment j’aime beaucoup l’ouverture constante à 2.8 de mon 17-55 et le piqué de son rendu.
Mais je marche par phases monomaniaques 🙂

Quelle a été l’anecdote la plus marquante depuis tes début en photo ?
Ma toute première commande fut de faire les photos du concert de Keziah Jones pour Radio Campus à Grenoble.
J’étais comme une dingue d’être accréditée au milieu des « vrais » photographes qui étaient autour de moi.

Cette année, année de ma professionnalisation officielle, je l’ai revu en concert. J’y ai vu un signe 🙂

A travers tes photos, tu nous transmets les émotions du quotidien mais aussi de tes voyages. Qu’est ce qui te plaît dans ce style photographique ?
En fait, je travaille toujours de la même manière. Que se soit en voyage, chez moi, ou en train de faire les photos d’un mariage. J’aime la spontanéité, les émotions et les moments vrais et naturels. Mais mon travail est toujours empreint d’une sensibilité artistique. Ce mélange entre reportage et art me correspond bien.

La beauté du monde est partout, cachée dans les moindres détails. On oublie souvent d’y prêter attention parce que nos vies vont trop vite et sont trop compliquées.  Mais lorsque l’on s’arrête pour observer, alors on voit la magie du monde. On retrouve du sens.

Au bout du monde ou en bas de sa porte, les choses simples sont celles qui nous procurent les plus grandes joies, les plus belles sensations je trouve.

Si on laissait maintenant parler ton appareil, que nous dirait-il sur toi ?
Il dirait qu’avec lui j’ai vécu les moments les plus forts de ma vie !

J’te laisse le mot de la fin pour nous parler de ton actu et des projets à venir ?
Salt water, c’est ma dernière série que je viens de sortir sur mon site.
Je vous laisse sur une citation, c’est mon fil rouge pour cette année : « Everything you’ve ever wanted is on the other side of fear » !

Et du coup, mes actus, ça sera à suivre sur facebook et instagram !

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