Marine CHAPON

J’ai 25 ans, je suis née et j’ai grandi dans les alentours de Grenoble. J’ai vécu 1 an à Montpellier pour mes études, puis 1 an à Chicago (souvenir inoubliable de cette ville !). Je suis ensuite montée il y a un peu plus de 3 ans sur Paris pour y travailler. 

profile-marine-chaponPeux-tu nous dire 2/3 mots sur ton parcours? Depuis combien de temps fais-tu pleinement de la photo ?
Mon parcours dans la photo est encore assez court. Je me suis achetée mon premier réflex il y a environ 4 ans, simplement dans le but de ramener de jolis souvenirs de mes voyages aux US.

Ce n’est que l’année dernière que j’ai décidé de vraiment m’y mettre, et d’essayer de bien comprendre les bases de la photographie. Plus je me documentais, et plus je trouvais cela passionnant.

J’ai toujours été passionnée par les activités « d’art », j’ai fait beaucoup de dessin et de peinture étant ado. Je crois que la photo est un peu une suite logique.

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As-tu des noms de photographes qui t’inspirent ou t’ont inspiré  ?
J’avoue être très peu cultivée sur le monde et l’histoire de la photographie… A mon plus grand désespoir, je ne prends que très rarement le temps d’aller à une expo (je jure d’essayer de combler rapidement cette lacune !!) !

Ce que j’aime avec la photo, c’est que j’arrive à ne me poser aucunes contraintes. Je peux passer des heures à me balader avec mon appareil à la main, mes écouteurs dans les oreilles. J’aime bien cette sensation de liberté que cela me procure. Et je laisse mon œil faire son job, être attiré par un jeu de lumière, un détail, un mélange de couleurs…

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Il y a tout de même quelques photographes que je suis sur les réseaux sociaux et qui m’inspirent au quotidien. Instagram est une vraie mine d’or ! Je suis par exemple une grande fan des triptyques de Thibault Buccellato. L’univers d’Aurélien Buttin et de Fabien Voileau est incroyable, très proche de celui de Théo Gosselin. Lindsay Grace fait partie de mes gros coups de cœur cette année, la simplicité et l’authenticité de ses photos sont très touchantes.

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Si tu devais en parler, comment décrirais-tu ta « patte » ?
Très bonne question ! J’ai toujours du mal à me décrire, probablement parce que je ne me suis pas encore trouvée à 100%, je suis toujours en phase de « construction ».

J’apprends un peu plus sur mon style photographique au fil de mes rencontres et des discussions. Je crois que mes photos ont quelques choses d’assez touchant par leur simplicité (je photographie beaucoup de détails du quotidien) et leur douceur (par le fini).

Je suis pourtant quelqu’un de très dynamique et plutôt « cash » dans la vie… mon travail en photo doit faire transparaitre des traits plus « secrets » de ma personnalité !

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Aujourd’hui la photo est pour toi un loisir ou une source de revenu ?
Je jongle un peu entre les deux, mais mon but est que la photo reste avant tout une passion. J’ai envie de continuer à grandir, et les expériences pro seront un bon moteur pour me permettre de gagner en maturité en photographie.

Difficile de prévoir de quoi demain sera fait, mais je pense que cela restera une activité complémentaire pour moi. Aussi passionnée de photo que je puisse l’être, j’ai également besoin de m’épanouir dans d’autres domaines.

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Quel est ton matos photo ? Quel est ton objectif favori et pourquoi ?
Je suis assez minimaliste, je dispose simplement d’un boitier Canon EOS 6D et d’un 50mm 1.4. Je me suis essayée sur d’autres objectifs, mais impossible pour le moment de me projeter avec autre chose !

Je m’amuse beaucoup trop avec cette focale. Le piqué est incroyable. Moi qui aime photographier des détails, c’est l’objectif parfait ! Je suis aussi très sensible au bokeh.

Quand il est pertinent, il sait donner une vraie portée cinématographique – et émotionnelle – aux clichés.

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Avec la photo, on fait aussi parfois de belles rencontres… As-tu été marquée par l’une d’elle en particulier depuis tes débuts ?
Je parlerais plutôt d’un enchainement de rencontres, qui m’ont amené là où j’en suis aujourd’hui… C’est probablement un peu particulier (ou générationnel), mais j’ai commencé la photo via les réseaux sociaux. Il y avait quelques comptes Instagram qui me touchaient, et qui m’ont par la suite donné envie de me lancer (je pense notamment au compte de Grégory, qui a beaucoup de talent, et une patte qui lui est propre).

En 1 an et demi à peine, j’ai vraiment eu la chance de faire de très nombreuses rencontres, qui m’ont toutes apporté quelque chose d’hyper positif dans ma construction en tant que photographe mais aussi en tant que personne. C’est par exemple via Instagram que j’ai rencontré la team des Bandits avec qui je travaille ponctuellement sur des mariages.

La photo m’aura aussi permis de donner naissance à de très belles amitiés… La puissance des réseaux sociaux est incroyable, et j’ai hâte de voir ce que 2017 me réserve !

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Tu portes un soin particulier à l’esthétisme avec ce côté « lifestyle » dans tes photos. Pourquoi t’être orientée vers ce style ?
Je ne crois pas m’être orientée vers un style de photos en particulier, je me laisse simplement porter par mes intuitions, mes envies et mes inspirations.

Il en sort finalement un univers globalement harmonieux et homogène, et qui définit probablement cette patte dont nous parlions plus tôt. Je suis quelqu’un d’assez sensible, j’aime m’attarder sur ces détails du quotidien que nous ne prenons plus le temps d’apprécier.

J’avoue pouvoir rester des heures devant un rayon de soleil qui se reflète sur une tasse de café ou sur un carreau de fenêtre ! Parvenir à transmettre une vraie histoire derrière chacune de mes photos est une vraie satisfaction.

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Quelle part prend le post-traitement dans ton travail ? Quel logiciel utilises-tu ?
J’avoue avoir longtemps considéré la retouche comme un moyen simple et facile de masquer les défauts sur une photo. Au fil du temps, je me suis rendue compte que le post-traitement me permettait en fait de donner une véritable orientation artistique à mes clichés.

Je ne touche pas énormément à mes photos, je tends juste à en optimiser le fini pour qu’il s’intègre parfaitement dans mon univers. Retoucher et photographier sont deux jobs à part entière !

Je ne m’y connais pas énormément, mais cela me convient très bien pour le moment. J’utilise Lightroom, qui est un excellent logiciel et qui me permet de retoucher facilement et en quelques minutes mes photos.

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Tu es très suivie sur les réseaux sociaux, notamment Instagram avec + de 14 000 abonnés. Comment as-tu réussi à développer cette audience ?
As-tu un conseil à donner aux photographes « Instagramers » qui voudraient accroitre leur visibilité
?
Mon seul conseil, c’est de rester soi-même, de ne pas chercher à être ou à vouloir donner l’image de quelqu’un que l’on n’est pas. C’est cette authenticité et cette forme de transparence qui saura toucher l’audience.
Les réseaux sociaux ne doivent pas prendre une part trop importante dans le jugement que l’on fait de soi et de son travail, même si je reconnais qu’il est toujours agréable de se faire complimenter pour ses photos !

Mais pour ma part, je suis beaucoup plus touchée par les commentaires et les messages que je reçois en privé, que par le nombre de likes sous mes posts.

La photographie doit avant tout rester une passion, un moyen de s’exprimer, un art personnel. Il existe des milliers de photographes qui sont noyés dans la foule d’instagrammers et dont la visibilité est moindre, cela ne les rend pas pour autant moins bons !

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J’te laisse le mot de la fin pour nous parler de tes projets et de ton actualité.
La vie est faite d’imprévus, de rencontres et d’opportunités. J’ai quelques projets en tête, que je ne manquerai pas de partager sur les réseaux au moment venu.

Je ne sais absolument pas de quoi demain sera fait, et je trouve cela totalement génial !

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