Julia LAFFAILLE

Je m’appelle Julia Laffaille, j’ai 25 ans, j’ai grandi dans le Gard mais je vis maintenant à Lyon. Je suis photographe professionnelle freelance depuis deux ans.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ta rencontre avec la photographie ? As-tu eu des influences particulières ?
J’ai commencé la photographie avec l’appareil argentique de ma mère, que je prenais en cachette pour photographier mes peluches que je mettais en scène. Puis, à l’âge de 13ans, mon oncle m’a offert mon premier appareil photo numérique avec lequel je photographiais tout et n’importe quoi !

J’ai d’abord été influencée par la photo animalière puis par la mode, avec des photographes comme Tim Walker, Miles Aldridge ou encore Kristian Schuller.

Tu es aujourd’hui bloggeuse et photographe freelance, quelle a été ton parcours pour en arriver là ?
J’ai fait des études de cinéma/audiovisuel et obtenu mon Master, puis j’ai passé un baccalauréat professionnel de photographie en candidat libre afin d’avoir un bagage technique plus poussé. Durant toutes ces années d’études, j’ai réalisé en parallèle de très nombreuses photos afin de progresser et de me créer un book professionnel.

J’ai touché à tous les style de photo (studio, extérieur, événementiel, particulier) … avant de monter à Paris pour travailler comme photographe de mode et assistante plateau. Mais ce milieu de la mode ne m’a pas plus et je suis donc venue m’installer à Lyon pour développer mon travail de reportage et mon activité de freelance.

Quel est ton matos pour shooter ?
Je travaille avec un Canon 5D Mark II depuis cinq ans. J’ai un objectif polyvalent 24- 105mm, un fixe 50mm pour le portrait et un 75-300mm pour le paysage et l’animalier. Je travaille également de plus en plus avec un boîtier argentique, un Canon AL-1 avec un objectif fixe 50mm.

Parmi tes objectifs, si tu ne devais en garder qu’un, lequel aurait tes faveurs ?
Le 50mm fixe ! Avec son ouverture à 1,8 il permet des photos ultra lumineuses et des portraits magnifiques. Je l’utilise aussi bien en reportage qu’en mode.

Quel(s) logiciel(s) utilises-tu pour le post-traitement ?
Je trie d’abord mes photos sur Lightroom que j’utilise comme une planche contact. Je fais les premières retouches colorimétriques dessus puis je passe mes images sur Photoshop pour les retouches plus poussées quand il y a besoin.

Depuis tes débuts en photo, quel a été ton plus gros fail ?
Il y a en a plusieurs ! Mais le pire de tous c’est lorsqu’une carte mémoire a bugué lors d’un mariage durant lequel je travaillais. En rentrant le soir j’ai découvert que de nombreuses photos avaient disparues dont celles de la cérémonie à l’église !

Heureusement j’ai pu récupérer les images après avoir envoyé ma carte à un informaticien qui avait un logiciel spécialisé dans la restauration d’images effacées ou perdues.

Tu es une grande voyageuse, ce qui te permet de faire de très belles rencontres. Tu as d’ailleurs un série photo très intéressante sur les « anciens métiers » et ceux qui les font (berger, garde forestier…). Peux-tu nous parler plus en détails de cette série.
J’ai renoué depuis quelques temps avec ma première passion qui est la photographie de nature et de reportage. Mais ayant travaillé comme photographe dans la mode ou pour des particuliers, je souhaitais garder une place importante à l’Humain dans mes images de nature, grâce au portrait.

J’ai donc réfléchi à une idée de reportage dans lequel je pourrais à la fois documenter la nature mais aussi l’Homme. J’ai alors pensé à des métiers qui permettent à certaines personnes de vivre au cœur de la nature, leur « Imposant » un quotidien bien particulier, souvent loin de l’urbanisation, comme berger ou garde forestier.

Mais comme ces métiers disparaissent de plus en plus, j’ai voulu aller à la rencontre de jeunes qui ont aujourd’hui choisi de reprendre ces anciens métiers, en grand amoureux de la nature.

Je suis actuellement en train d’organiser un voyage pour partir à la rencontre d’une nouvelle personne pour ce reportage, mais c’est encore secret.

Comment procède-tu pour préparer et effectuer cette série ?
C’est d’abord un long travail de recherches. J’ai en premier lieu fait une liste des métiers qui peuvent rentrer dans cette catégorie, puis j’ai envoyé des mails, demandé des autorisations etc… Il y a ensuite tout le travail d’organisation du voyage, pour y aller mais aussi pour y rester, car je vis avec ces gens pendant plusieurs jours pour m’imprégner de leur quotidien.

Une fois sur place je leur dis de ne pas faire attention à moi, de procéder comme ils ont l’habitude de faire afin que je sois témoin des gestes et pratiques particuliers de chaque métier. Je les suis donc durant plusieurs jours et les photographie de plusieurs façons car je souhaite aussi bien documenter les moments clés de leur travail mais également les moments plus intimes de leur vie quotidienne.

Quel est ton plus beau souvenir de cette série ?
C’était lors de mon reportage sur Gaëtan,le jeune berger dans le Parc des Écrins. Soucieux que je fasse des belles images pour ce reportage, il a souhaité m’amener au Col de la Vaurze (sur le GR54) un matin pour le lever du soleil. On a donc fait la randonnée à 5h du matin pour arriver au sommet à l’aube.

Il faisait très froid et on a partagé une mandarine et une barre de céréales face au paysage. C’était magique. C’est pour ces moments-là que je veux faire de la photographie toute ma vie.

Dans ton blog, tu as souvent la parole… alors si on laissait maintenant parler ton appareil. Que nous dirait-il sur toi ?
Il vous dirait sûrement que je ne suis pas très douce avec lui. Il a pris la pluie, la neige, le sable, la chaleur des caraïbes, le froid… sans être couvert ou protégé. Je le balance dans mon sac un peu n’importe comment, le pauvre. Je crois qu’il aimerait bien que je fasse nettoyer son capteur qui est plein de saletés aussi !

J’te laisse le mot de la fin pour nous parler de ton actualité et de tes projets à venir.
Ma série « Sauvages », sur les passionnés de NAC, que j’ai fini après cinq ans de reportage, a été exposée à Lyon (au Crock’n’Roll, 1 Rue Désirée) puis au Salon Rendez-Vous Image de Strasbourg en janvier.

Pour mon reportage sur les anciens métiers, je vais à la rencontre de deux nouvelles personnes très bientôt, une en France et une autre à l’étranger, qu’il me tarde de suivre !

 

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