Hervé HAUBOLDT

Je m’appelle Hervé, j’ai 42 ans. Parisien depuis toujours, graphiste depuis longtemps, photographe depuis peu.

profile-herve-hauboldt-photographePeux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours ?
Cela fait cinq, six ans que je me suis mis à la photo, et plus sérieusement depuis 2 ans. Je me suis essayé à plusieurs disciplines artistiques autour de l’image, la photographie est celle qui me correspond le mieux, on peut la pratiquer à tout moment, seul ou en équipe, avec une palette d’outils extrêmement large.

Si tu devais décrire ta « patte », comment la définirais-tu ? Des photographes t’ont influencé  ?
Je suis sans doute le plus mal placé pour définir mon « style » pour peu que j’en ai un. 🙂 J’aurais d’ailleurs tendance à distinguer prise de vue et editing en la matière… Je pense que le point commun à tout ce que je fais repose sur l’authenticité et l’émotion (au sens large).

Hervé HAUBOLDT | Aurore

J’ai une culture photo assez hétéroclite (et très incomplète), j’accorde la même importance à des talents que je découvre sur Instagram qu’aux grands maîtres. Parmi mes influences, je citerais donc Peter Lindbergh, mais aussi Jan Scholz, Ryan Muirhead, Guido Stazzoni et Hannes Caspar.

Aujourd’hui quelle part de ton activité représente la photo ?
Aujourd’hui, la photo occupe l’essentiel de mon temps libre mais ne représente encore qu’une petite part de mes revenus. Je m’emploie à trouver un meilleur équilibre car au-delà de l’aspect économique, je trouve assez sain de mener plusieurs activités de front. Pas évident cependant, quand on veut préserver sa passion en déclinant les boulots purement « alimentaires ».

Hervé HAUBOLDT | Coline

Quel est ton matériel pour shooter ?
Je viens d’acquérir un 5D SR, un boîtier assez exigent qui est capable de merveilles en studio et j’ai conservé mon valeureux 5D mkII en back up. Côté optique : 24-70 mm, f 2.8 Canon / 70-200 mm f 2.8 Canon / 85 mm f 1.8 Tamron. Je suis équipé en flashs et softbox Elinchrom en studio. Pour la photo de rue et les voyages, je m’amuse avec mon Fuji X100S.

Hervé HAUBOLDT | Roarie

Tu possèdes également un studio photo. Quel a été l’élément déclencheur de cet investissement ? Si tu devais conseiller 1 ou 2 achats en priorité pour commencer son propre studio, quels seraient-ils ?
Je suis venu au studio il y a assez peu de temps après une demande de portrait en clair obscur réalisé avec un flash cobra associé à un grand parapluie (plus ou moins ouvert pour contrôler le flux de lumière). J’ai été agréablement surpris du résultat et j’ai souhaité aller plus loin avec fonds papier, softbox, grilles, etc.

Après le fond papier (qui n’est d’ailleurs pas indispensable), je recommanderais l’usage d’un grand parapluie pour sa versatilité, de réflecteurs, et si le budget l’autorise, une grande octabox est extrêmement agréable à utiliser.

Hervé HAUBOLDT | Aurore

Demain tu ne dois garder qu’un seul objectif…quel serait ton choix ? Et pourquoi ?
Demain, je conserverai mon 85 mm qui a un piqué phénoménal.

Des outils favoris pour le post traitement ?
Du classique : Lightroom pour le développement et Photoshop pour les retouches. J’ai utilisé les filtres Nik Software à une époque mais je préfère conserver la souplesse des réglages de Lightroom sur les fichiers RAW.

Hervé HAUBOLDT | Sarah

Au cours de tes années photo, as-tu en tête un « fail » mémorable ?
Il y a des petits fails techniques qu’on parvient heureusement à récupérer en post… Mon plus gros fail est d’un autre genre : mon chien (un adorable bouledogue français) est toujours avec moi, donc en studio aussi. J’ai reçu un jour un modèle qui était allergique et n’a osé me le dire qu’au bout d’une heure et demie de shoot… Une mésaventure qui m’a servi de leçon, je précise désormais la présence de mon assistant à quatre pattes dès les premiers contacts !

Hervé HAUBOLDT | Amelie

Au niveau de ton activité, tu as fait du portrait une de tes spécialités notamment pour des gens qui ne s’estiment pas photogéniques et/ou ne sont pas à l’aise face à l’objectif…
Comment procèdes-tu, en général, pour mettre en confiance et arriver à tirer le meilleur de tes modèles du jour ?
C’est l’aspect humain qui évite la routine dans ce travail. Il y a en effet un vrai plaisir à réussir le portrait d’une personne qui ne s’estime pas « photogénique ».

Hervé HAUBOLDT | Stephane

Avant toute chose, on prend son temps : soit en rencontrant le modèle/client avant la séance, soit en prenant tranquillement un café dans le studio pour s’acclimater à l’environnement et dédramatiser ce qui va suivre. Ça permet de cerner la personnalité du modèle et les expressions de son visage, ce qui facilitera le choix des photos ensuite.

Parfois, on ne dispose que de quelques minutes alors un peu d’humour pour détendre l’atmosphère, ne pas noyer le modèle sous les recommandations, shooter, ajuster la pose. Une fois qu’on pense avoir « la bonne », le modèle est plus détendu, il faut en profiter pour en reprendre quelques-unes, ce sont souvent les meilleures.

Hervé HAUBOLDT | Jessica

On trouve également dans ton travail des portraits plus intimistes sous lumière naturelle.
Quel conseil donnerais-tu à ceux qui veulent tenter l’exercice pour arriver à faire « lâcher prise » le modèle face à l’objectif  ?
Là aussi, ça passe essentiellement par la relation que l’on établit avec le modèle car sa confiance envers le photographe est primordiale.

Cela implique de la préparation (envoi de mood board notamment), du dialogue (même avec un modèle que l’on paye), de réfléchir à ce qu’on va faire en fonction de la personnalité ou du physique du modèle, il faut éviter de se précipiter pour « rentabiliser » la séance, et adopter un comportement exemplaire.

Il y a souvent une phase d’observation et d’apprivoisement mutuel qui prend plus ou moins de temps mais si toutes les ambigüités ont été levées avant la première photo, il n’y a pas de raisons pour que ça se passe mal.

Hervé HAUBOLDT | Maria

As-tu 2-3 astuces pour se servir au mieux de la lumière naturelle lors d’un shooting portrait intérieur et/ou extérieur ?
Je pratique de moins en moins (à tort) la lumière naturelle. Encore une fois, j’aurais tendance à vouloir préparer : repérer les lieux et voir à quelle heure se présente la meilleure lumière, s’équiper de réflecteurs/diffuseurs, prévoir un flash déporté en appoint au cas où, etc.

Hervé HAUBOLDT | Marianne

Avant de conclure, si ton appareil pouvait parler que nous dirait-il sur toi ?
Il dirait sans doute que j’ai une belle marge de progression avant de pouvoir tirer parti de son potentiel…

J’te laisse conclure et nous parler de ton actu et de tes projets à venir.
Je cherche à développer mon activité sur le portrait (perso, corporate, comédiens, modèles/mannequins) et je travaille aussi sur un projet artistique passionnant qui requiert l’aide d’une consultante et pas mal de préparation… J’espère produire les premières images d’une belle série d’ici quelques semaines.

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