Guennadi IVANOV-KUHN

Je m’appelle Guennadi, j’ai 30 ans et je suis né à Saint Petersbourg, mais je vis en banlieue parisienne depuis maintenant 24 ans.  Je suis Ingénieur Système et Photographe en parallèle.

Peux-tu nous parler un peu de ton parcours.
J’ai commencé la photo il y a environ 9 ans lorsque j’étais en école d’ingénieur, je me suis d’abord orienté sur la photo paysage et la photo de rue. Mais petit à petit, j’ai commencé à shooter des ami(e)s et finalement je me suis plus orienté sur la photo de portrait/mode/lingerie.

De plus, j’ai eu la chance de faire une année d’étude en chine ce qui m’a permis de m’équiper à prix bas puis d’enchainer avec un an au Canada où j’ai réellement commencé à travailler de façon professionnelle (et du coup payer mes frais étudiants)

Trouves-tu ton inspiration chez certains photographes en particulier ? Si oui lesquels ?
Pendant longtemps, je n’ai jamais vraiment fait attention au travail d’un photographe en particulier, je trouvais mes inspirations sur Tumblr/Flickr/500px et dans Numéros.

Mais au final les mêmes photographes reviennent dans ces recherches : Marc Lagrange, David Bellemere, Peter Lindbergh et d’autres comme Stefan Rappo (pour son travail sur le corps).

Aujourd’hui la photo pour toi est un loisir ou une source de revenu ?
Actuellement, c’est un peu des deux.  N’étant pas mon métier principal, j’ai la chance de pouvoir choisir mes shoots et de ne pas être inquiété à la fin du mois.

Avec quels matériels photo shootes-tu?
J’étais sur du Nikon depuis 9 ans (D90, D300, D700, D800) mais en décembre dernier j’ai fait le saut chez Fuji.

Le poids de mon matériel Nikon était devenu une problématique et restait de plus en plus dans le studio/domicile.  Je préférais utiliser un Panasonic LX100 pour les voyages et la vidéo.

Du coup, je suis actuellement sur un Fuji X-T2 avec le 16-55mm f2.8, le 56mm f1.2 et le 90mm f2.

Parmi tes objectifs, lequel t’es indispensable ? Pourquoi ?
L’objectif qui était à 90% du temps sur mon Nikon était le 85mm f1.8.  C’était pour moi le parfait mix entre la focale, le poids et le bokeh.

En portrait, il permet de rester à une certaine distance de la personne et ne déforme pas l’image.

Sur le Fuji, c’est du coup le 56mm f1.2 qui a pris sa place et qui est l’équivalent du 85mm (FF).  L’objectif est superbe d’un point de vu construction et qualité optique.  Il ne quitte jamais mon sac et très rarement mon appareil.

Quel a été ton plus gros « fail » depuis tes début ?
Le plus grand « fail » c’était la perte d’un shoot à cause d’une carte mémoire corrompue. Depuis, je n’utilise que des boitiers avec double emplacements pour cartes mémoires et j’’essaye de varier les cartes le plus possible afin de ne pas toujours utiliser les mêmes.

Tu as fait du portrait intimiste (lingerie/nu) une de tes spécialités. Pourquoi t’être tourné vers cet exercice ?
Effectivement, je fais de la lingerie depuis un moment maintenant, mais j’ai surtout commencé par du portrait et du paysage.

Par la suite j’ai commencé à travailler avec des modèles lingerie justement, et la mise en valeur du corps en plus du portrait était lié. On restait dans quelque chose de simple.

Le portrait implique de nouer une vraie relation de confiance avec le modèle. Comment procèdes-tu, avant et pendant, pour préparer au mieux un shooting ?
Il y a deux éléments qui jouent pour ça.  La première c’est la réputation qu’on peut avoir au travers les modèles et le reste du milieu (les gens se connaissent) et pour le shoot en lui-même, le plus important c’est d’accueillir l’équipe dans un environnement propre et sain et de mettre les personnes à l’aise en travaillant en musique afin de pouvoir shooter dans une bonne ambiance.

Tu es plutôt lumière naturelle ou « artificielle » ?
Lumière naturelle ! Elle nous permet d’obtenir des rendus vraiment uniques et surtout permet de voyager léger. 🙂

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui voudraient se lancer dans le portrait (parfois intimiste) mais qui n’osent pas franchir le pas ? Quelle(s) difficulté(s) as-tu pu rencontrer à tes débuts ?
Le plus important c’est de pouvoir se constituer un book afin de pouvoir démarcher les modèles, c’est là où se trouve la difficulté.

Afin de le développer, le plus est de commencer avec des amies afin de connaître déjà la personne et surtout pour prendre ses marques dans ce domaine.  Ces images serviront d’ailleurs aussi pour créer un premier book.

Avec quels logiciels travailles-tu pour le post-traitement ?
Niveau logiciel, je travaille principalement avec Lightroom et Photoshop.

Lightroom pour sa gestion des bibliothèques ainsi que la synchronisation via le cloud adobe, qui me permet d’avoir une copie de mon shoot sur l’iPad pour pouvoir faire le tri sans être assis derrière un pc.

As-tu déjà une demande « particulière » concernant le post-traitement d’une série ?
Je n’ai pas vraiment eu de demandes qui sortent de l’ordinaire.  Les gens ont tendances à vouloir travailler avec moi pour mon style naturel justement.

Maintenant si on donnait la parole à ton binôme un peu, c’est-à-dire ton appareil photo. Que nous dirait-il sur toi ?
Il me dira surement de me calmer sur le nombre de photos par shoot et de bien faire attention à ma mise au point ^^

Je te laisse conclure et nous parler de ton actualité et tes projets à venir.
Tout d’abord un grand merci pour m’avoir contacté et proposé cette interview.  C’est toujours un plaisir que de savoir que son travail est apprécié.

Au niveau de mon actualité, entre le nouvel appartement et le passage à Fuji, il y a pas mal de changement au niveau de mes rendus et ma façon de travailler. J’ai également pas mal de projets extérieurs qui ne vont pas tarder à arriver avec l’été.

Je vous invite à me suivre sur mon instagram pour être au courant de mes derniers travaux.

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