Florian RIOU

A presque 24 ans aujourd’hui, j’ai grandi sur la côte Atlantique à Pornic avant de rejoindre la ville de Nantes pour y réaliser mes études.
Attiré par la nature et l’image depuis toujours, ça fait maintenant quelques années que je communique à travers mon 50 mm !

Parle nous un peu de ton parcours.
Attiré par le visuel depuis tout petit, je suis progressivement passé du dessin au graphisme puis à la photo.

Je n’ai jamais trouvé grand intérêt dans la scolarité « générale ». En 2011, j’ai obtenu un Bac Sciences Technologiques de la Gestion (J’ai même du mal à l’écrire), puis je suis parti sur Nantes étudier à l’École de Communication Visuelle apprendre le design graphique et les bases de la photo pendant 4 ans.

Ensuite je me suis lancé comme graphiste freelance tout en complétant ma formation de photographe en autodidacte !

Aujourd’hui pour toi la photo, loisir ou source de revenu ?
Depuis pas mal d’années maintenant je prends du plaisir à shooter ce qui m’entoure, et j’ai fait mes premiers pas en tant que photographe professionnel l’année dernière à travers la couverture d’événements, de voyage, de mariages…

A terme, j’aimerais me tourner vers la photographie à 100%, et même si c’est plutôt encourageant, j’aime l’idée de pouvoir vivre de mon travail de photographe et de graphiste, cela me permet de ne pas m’ennuyer.

Si tu devais parler de ton style, comment le qualifierais-tu ? T’as des influences particulières ?
Haha, bonne question. On parle souvent de « style » dans le domaine de l’art en général, c’est plus compliqué lorsqu’il s’agit qualifier son propre travail !

Je pense que mon travail photo est directement influencé par ma pratique du graphisme, j’aime donner une dimension esthétique à un moment, que ce soit un paysage, un portrait ou autre.

Comme si une image pouvait donner un point de vue différent ou une valeur ajoutée au simple fait de l’avoir vécue. C’est beau la théorie, n’est-ce pas ?

Influences, oui, je suis régulièrement plusieurs photographes durant leurs voyages. Pour n’en citer que quelques uns, Jakub Polomski pour ses images du monde, Mark Gee et ses images de ciel nocturne, et pour faire un clin d’œil à un autre photographe Nantais qui est passé par Dust On My Lens il y a quelques temps, j’aime beaucoup les images d’Anthony Robin.

Des outils favoris pour le post-traitement ?
Je passe un temps considérable sur le traitement de mes images, j’adore ouvrir un nouveau fichier sans savoir exactement vers quoi je vais aller.

J’ai toujours travaillé avec la suite Adobe, du coup, je bosse sous Lightroom puis Photoshop pour mes images.

Quel est ton matos photo ?
Je shoote avec deux D610 de chez Nikon.

Pour le reste, 35mm f/1.4, 50mm f/1.4, 15-30mm f/2.8, et un 70-200 f/2.8. Un bon trépied, et un paquet de cartes SD !

En reportage, j’aime shooter à la focale fixe, beaucoup de lumière, manière de se déplacer… A l’inverse, lorsque je suis perdu en pleine nature, j’utilise mes deux zoom 15-30mm et 70-200mm !

Si tu ne devais garder qu’un seul objectif,  lequel aurait tes faveurs et pourquoi ?
S’il ne devait n’y en avoir qu’un, ce serait mon 70-200mm. Rien de tel qu’un télé-objectif pour rendre honneur à l’immensité d’une montagne ou pour s’amuser avec de nouveaux cadrages.

En plus, il m’apporte de la polyvalence pour ne rien rater lorsqu’il est difficile de se déplacer. Par contre, il est lourd, ce bougre.

Vous êtes partis, ton appareil et toi, fin décembre en tête à tête dans le massif Central pendant quelques jours. Comment as-tu préparé ces quelques jours en solo ?
Lorsque je pars en solo, je prépare toujours méticuleusement mon périple pour éviter les mauvaises surprises, et surtout l’hiver en montagne.

Ce que je préfère dans la préparation d’un voyage photo est sans doute le temps que je passe sur Google Earth, à rechercher les meilleurs endroits et itinéraires, c’est une première découverte des lieux, et à ce moment tout est possible !

Qu’as-tu emmené avec toi dans ton sac à dos ?
Un boitier (Si si, je vous jure), un grand angle et un télé, des cartes SD, un paquet de batteries, un trépied pour l’astrophoto, et un petit carnet qui me sert de journal de bord pour savoir ou j’en suis, et pour raconter mon voyage jour après jour.

Sinon, le nécessaire pour subsister/dormir, j’imagine que cela va de soit 🙂

Quelles sont les choses à ne surtout pas oublier avant de partir à l’aventure ?
D’avoir envie ?

Plus sérieusement, je dirai que le plus important, c’est la communication. Avoir expliqué à quelqu’un où vous êtes, et avoir un téléphone chargé à fond (et à garder très proche du corps s’il fait très froid, sinon la batterie tiendra 2h).

Depuis tes débuts en photo, as-tu connu un fail mémorable ?
J’ai bien quelque chose de ridicule à raconter oui…

L’année dernière, durant une petite expédition photo, après avoir marché plusieurs heures et photographié par une superbe lumière matinale, je me rends compte que j’avais laissé la mise au point manuelle depuis la veille, lorsque j’avais réglé mon appareil pour photographier le ciel nocturne.

J’avais oublié de rétablir l’auto focus et je ne m’étais rendu compte de rien. Résultat : toute mes photos sont floues, je ne repasserai sûrement jamais par là, et certainement pas avec une si belle lumière !

Autant vous dire qu’on à dû m’entendre à 10 km…

Si maintenant on questionnait ton appareil à propos de cette expédition. Que nous raconterait-il ?
Je pense qu’il vous raconterait à quel point il a été surpris de photographier autant de neige. Lorsque nous sommes arrivés sur place, les hauteurs du Massif Central avaient subit leur premières neiges de la saison dans la nuit.

Nous n’étions absolument pas préparés ni équipés à passer ces quelques jours dans la poudreuse, mais bon, nous nous sommes adaptés 🙂

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon récit à cette adresse : http://florianriou.com/stories/puy-de-dome-2016/

Je te laisse le mot de la fin pour nous parler de ton actu et tes projets.
Ayant grandi dans une région relativement plate, c’est en Espagne il y a seulement quelques années que je suis tombé nez à nez avec mes premières montagnes, depuis, c’est un spectacle qui me passionne.

Cette expédition en solo était pour moi le point de départ d’une série d’autres voyages en solo sur les beaux reliefs que nous réserve notre planète.

Cette année, l’Irlande et les Pyrénées, peut être l’île de Skye qui m’attire particulièrement. Pourquoi pas réfléchir à une première exposition en début d’année prochaine. Mais je ne veux pas griller les étapes, il me reste tant de choses à photographier !

Grand merci à Dust On My Lens pour toutes ces belles rencontres 🙂

 

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One Reply to “Florian RIOU”

  1. Je ne connaissais pas son travail et j’aime beaucoup !
    J’aime beaucoup sa vision des choses également 🙂
    Merci de nous avoir fait découvrir son travail, je vais le suivre de ce pas!

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