Benoit BRÜHMÜLLER

Photographe passionné de 37 ans, basé au Canada, qui aime explorer le monde. Je partage mon temps entre la photo, ma famille et mon amour pour les Caraïbes.

profile-benoit-bruhmuller-photographerQuel a été ton parcours pour arriver au Benoît BRÜHMÜLLER d’aujourd’hui ?
J’ai grandi entouré d’images. Mon père était photographe et dirigeait sa propre agence de communication donc, même petit, les maquettes, projets et histoires de pub faisaient partie de mon quotidien. J’ai toujours su que j’allais être photographe. De fil en aiguille, ma passion pour l’image a fait de mon hobby de jeunesse un métier qui m’enthousiasme encore chaque jour.

Comment qualifierais-tu ta « patte », ton style ? T’as des influences particulières ?
J’admire plusieurs photographes, peintres et artistes graffiteurs, certains célèbres et d’autres moins connus.
Je m’inspire me laisse inspirer par leur mode de gestion d’entreprise, la qualité et la composition de leurs images, etc. J’ai aussi connu des assistants qui « challengeaient » mes idées ce qui me stimulait beaucoup au plan créatif.

Comme je travaille dans le milieu de la pub, je dois constamment adapter mon style en fonction du résultat qui est recherché par le client. En studio, j’aime donc pouvoir modeler la lumière exactement comme je la veux et contrôler chaque détail pour que tout soit parfait.
De plus en plus j’essaie d’expérimenter avec une prise de vue moins structurée, en laissant plus de place à la spontanéité.

Benoit BRUHMULLER photographe

Loisir ou source de revenu pour toi la photo ?
C’est mon gagne pain mais j’aime tellement ce que je fais que j’ai l’impression que ce n’est pas tout à fait du travail!

Niveau matériels, quel est ton équipement (boitier(s) et objectif(s)) ?

En studio, j’utilise principalement mon Phase One XF avec back IQ260.
Pour la vie de tous les jours et le voyage, je traîne mon Leica MP240.

Benoit BRUHMULLER photographe

S’il ne devait en rester qu’un, quel objectif serait ton choix ? Et pourquoi ?
Le Phase One 80mm 2,8 est mon objectif habituel de shoot, je connais bien ses différents caprices ce qui me permet de contrôler avec précision le rendu et jouer avec les flous. Il est polyvalent: pas trop wide, pas trop télé, juste parfait! Ceci dit, je serais malheureux de vivre dans un monde où il n’y aurait qu’un seul objectif…

Des outil(s) favoris pour le post traitement ?
J’aime l’interface de Capture One et les possibilités que le logiciel offre pour travailler minutieusement les images et y apporter différents petits ajustements pour m’approcher autant que possible du résultat final souhaité avant que notre retoucheuse ne prenne le relais.

Benoit BRUHMULLER photographe

Quel a été ton plus gros « fail » ?
Les « fails » ne sont pas nécessairement mauvais. On a la chance de travailler sur beaucoup de beaux projets avec une variété de clients, c’est donc inévitable qu’on ait eu à composer avec plusieurs petits « fails » mais on s’en est toujours bien sorti.

C’est en cumulant les petits « fails » qu’on apprend, qu’on progresse et qu’on devient bon!

Mon plus grand par contre… Au début de ma carrière, j’ai effacé par erreur un shooting mode en entier. Par inexpérience, j’avais mal géré mon espace de disque dur. À la fin de la semaine de prise de vue, mon portable était plein à craquer et je voulais faire du ménage. J’ai jeté les images au complet!

J’ai dû aller voir ma cliente et lui annoncer que nous avions tout perdu. Sa réaction? Sans sourciller, elle m’a répondu qu’il lui fallait les images pour le lundi suivant. J’ai rappelé l’équipe, rebâti et reshooté pendant le weekend. La cliente a reçu les images le lundi comme prévu. Cette mésaventure s’est finalement transformé en relation d’affaires qui a duré plusieurs années.

Benoit BRUHMULLER photographe

Laquelle de tes photos est liée à l’histoire la plus insolite ?
Chaque projet entraîne son lot d’inattendu: Recevoir 240 kilos de poisson 24h avant un shoot, assister à un vêlage pendant un shoot à la ferme, faire un casting de vers de terre, composer avec une mannequin insouciante qui arrive au studio le visage complètement brûlé par le soleil…

Avec le temps, quand on shoote sur une base quotidienne, on finit par en voir de toutes les couleurs!

Qu’as-tu déjà dû enlever de ta valise pour emmener ton matos photo ?
Rien, je paie l’extra!
C’est arrivé à quelques reprises que des compagnies aériennes égarent mon matériel photo pendant des déplacements d’affaires. Question de sécurité, j’emmène toujours mes caméras avec moi à bord.

A l’heure où tu réponds, quelle est la dernière photo en date sur ta carte SD ?
Un portrait pour le portfolio d’un mannequin. C’est une de mes séries favorites récemment.

Benoit BRUHMULLER photographe

Si ton appareil photo pouvait parler, qu’est ce qu’il raconterait ?
Mon Nikon doit être jaloux de ne pas shooter de jobs, on s’en sert surtout pour le repérage. Il doit se dire: « Utilise-moi pour autre chose ». Le Phase One dirait qu’il a hâte au weekend pour se reposer et pense sûrement en secret que le Leica fait sa princesse, dans son beau sac de cuir, avec sa belle ganse.

J’te laisse le mot de la fin, parle nous de ton actu et des projets à venir ?
Avec le studio qui a gagné en maturité depuis 15 ans, on a réussi à réaliser certains rêves, dont celui de compter une compagnie d’aviation parmi nos clients.
On a aussi été énormément flattés que la qualité de notre travail soit reconnue et soulignée par des prix Crea, Marketing Awards, Lux, etc.

Je travaille depuis longtemps à l’évolution de mon entreprise pour qu’elle fonctionne bien et qu’elle soit rentable. Avec tout ce focus, on en vient parfois à oublier nos projets personnels.

Une prochaine étape pour moi serait d’expérimenter davantage avec mes idées et inspirations, sans que ce soient des commandes de clients, pour me faire plaisir, me gâter et voir où ça nous mène…

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