Anthony ROBIN

Anthony Robin, déjà 32 ans, né à Nantes en France. Grand voyageur, je passe la plupart de mon temps sur la route. Principalement attiré par les images de nature, de paysages et de grands espaces. Je m’intéresse cependant de plus en plus au lifestyle et à l’humain en général.

profile-anthony-robin-photographerPeux-tu nous parler un peu de toi et ton parcours ?
Petit, je n’étais pas du tout baigné dans l’art ou la photographie et j’ai découvert ce monde plutôt tard et sur le tas. J’ai d’abord commencé à pratiquer la photo avec un bridge, je me rappelle un Panasonic fz5, puis un premier DSLR vers mes 22 ans quand j’ai senti cette soif et ce besoin grandir en moi.

Complètement autodidacte, j’ai touché un peu à tout avant que l’envie de voyager me prenne.
A 25 ans, je suis allé vivre à l’ile de la Réunion, et ça a été le début d’une histoire d’amour pour les grands espaces, les aventures, les découvertes et la photo de paysages et de nature.

Depuis ce temps-là, le voyage et la photographie font partie de mon quotidien.

Anthony ROBIN

Comment qualifierais-tu ta « patte », ton style ? T’as des influences photographiques ?
J’aime les images propres et travaillées. Pour moi, une composition soignée, une belle lumière et un traitement fin et adapté sont les clés de la réussite. Je pense que la photographie est un mix entre connaissances techniques, regard sur le monde et une volonté d’acier.

Je m’inspire de tout ce que je vois. J’avale beaucoup d’images, que ce soit de photographes, de peintres ou d’illustrateurs. Aujourd’hui, des plateformes comme Behance, Tumblr ou même Instagram sont des sources infinies d’inspirations.

Anthony ROBIN

Loisir ou source de revenu la photo pour toi aujourd’hui ?
La photographie n’est pour l’instant pas une source de revenue viable pour moi, même si j’aimerai tendre vers ça dans les temps à venir.Il est difficile aujourd’hui pour un photographe pro de vivre uniquement des ventes de clichés, de livres ou de calendriers.

J’essaierai sans doute de développer des choses plus concrètes de ce point de vue quand mes deux pieds resteront un peu plus souvent au même endroit sans fourmiller. Sans doute l’année prochaine.

Anthony ROBIN

Quel est ton matos photo ?
Cette question tombe à pic. J’étais chez les rouges (Canon) depuis mes débuts. Du 350D, en passant par le 40D et le 5D2.

Mais randonnant beaucoup, voyageant et voyant les limites de mon boitier depuis un moment, je sentais le besoin d’avoir quelques choses de plus léger et moins encombrant. Je viens donc finalement de passer chez Fuji.

• Boitier Fuji XT2.
• 10-24mm f4,  23mm f1.4, 56mm f1.2, 50-200mm.
• Macbook pro, Western digital, Wacom.

On rajoute à tout ça le lot de filtres habituels, gris dégradé, ND1000… et un trépied carbone Manfrotto et je pense qu’on a fait le tour.

Ah… et je dois avoir une dizaine de petits sachets de silica gel dans mes sacs photos…. oui, c’est mon truc le silica gel !!

Anthony ROBIN

Parmi tes objectifs, lequel est ton favori et pourquoi ?
Difficile de dire lequel est mon préféré sachant qu’ils ont tous un usage différent et particulier.
Mais je dirai que je travaille principalement au grand angle voir UGA, pour les paysages. Chez Canon c’était donc le 17-40 et Fuji le 10-24.

Anthony ROBIN

Quels logiciels utilises-tu pour le post-traitement ? Est-ce pour toi un élément essentiel de ta pratique ?
Le post-traitement est pour moi aussi important que la prise de vue. Autant on ne fera pas de miracle si la composition n’est pas intéressante, autant une belle image n’aura pas atteint son maximum de potentiel sans une retouche adéquate.

Mes photos en sortie d’appareil sont plates, basiques et c’est tout à fait ce que je recherche. Tous les réglages à 0, contraste, netteté, saturation.

Je développe par la suite mes RAW sur Lightroom, ou CaptureOne, avant de fignoler mes images sur Photoshop. Je n’utilise pas de script ou très peu, préférant adapter mes réglages manuellement pour chaque situation. Un travail à ma sauce et pas dicté par une machine.

Anthony ROBIN

Tu es un amoureux des voyages et des grands espaces. En général qu’emmènes-tu en priorité comme matos photo lors de tes voyages ?
Je dirai au minimum un grand angle, et un télé si possible et si il y a encore de la place dans le sac à dos. Tout simplement histoire de couvrir un maximum de situations une fois dans les montagnes. Je peux me passer de trépied assez aisément, mais je dois toujours avoir un filtre gris dégradé avec moi, et du silica gel bien entendu! 🙂

As-tu d’ailleurs en mémoire un « fail » lors de l’un d’eux ?
Ahaha… il n’y a pas longtemps, sans doute mon meilleur « fail » depuis mes débuts. Sac à dos plein, tout le matos désiré à portée de main, je pars en randonnée en forêt dans l’est du Canada.

J’avais les filtres, le trépied, tout, mais au moment de prendre les premières photos, je vois que j’ai oublié le boitier…

Anthony ROBIN

Si tu devais retenir une rencontre marquante lors de tes différents voyages, quelle serait-elle ?
La plus récente et non moins marquante, c’était il y a tout juste un mois en Alaska, plutôt tard en forêt. Je mangeais mon diner tranquillement au chaud dans mon van quand soudain, je sens du mouvement sur ma gauche.

Sorti de nulle part, inattendue, un lynx me fixe et me regarde. C’est un animal majestueux, très beau et plutôt difficile à rencontrer à l’état sauvage. Il était je pense aussi surpris que moi, ça a duré 15 secondes peut être 20, les yeux dans les yeux, avant qu’il ne reprenne sa route à travers les arbres. Pas de photo, mais une rencontre nature inoubliable.

Anthony ROBIN

Pour les photos de voyage, la lumière joue un rôle primordial pour retranscrire au mieux l’atmosphère des lieux. As-tu un fonctionnement et/ou des astuces particulières pour mettre en valeur les paysages et leur lumière ?
C’est bien connu, pour les belles lumières, tout le monde vous le dirait, c’est tôt le matin et tard le soir. Mais quand on voyage, ce n’est pas toujours facile d’être au bon endroit au lever ou coucher du soleil.

Tout est donc basé sur notre capacité d’adaptation. On ne choisit pas sa lumière comme en studio, donc on compose en conséquence et on fait des choix, on joue avec ce qu’on a.

Anthony ROBIN

Je rajouterai que le mauvais temps est souvent source d’ambiances incroyables. Même si il pleut on n’est jamais « à l’abri » d’une percée de soleil, de rayons dorés à travers les nuages ou d’un ciel dramatique et super « moody ».

L’avantage quand on a un ciel nuageux c’est que la lumière est très diffuse et peu ainsi nous donner des atmosphères très vaporeuses, presque irréelles.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui débutent dans l’exercice de la photo de paysages pour arriver à « sublimer » leurs photos ?
Je dirai qu’il faut un minimum de connaissances techniques à la base et qu’ensuite ce n’est que pratique encore et encore. Ne pas hésiter à regarder des centaines d’images aussi souvent que possible, pour comprendre ce qui marche dans une photo ou pas.

Savoir ce que vous aimez, ce qui vous attire. Internet est parfait pour tout ça, forums, Facebook et sites web sont des galeries d’images faciles d’accès et illimitées.

Anthony ROBIN

Comme tout bon voyageur, tu passes beaucoup de temps en tête à tête avec ton appareil… que nous confierait-il sur toi ?
Il dirait que je peux râler pas mal, et à voix haute quand ça ne marche pas comme je veux. Mais que je le traite bien!

J’te laisse le mot de la fin pour nous parler de ton actu et de tes projets à venir.
Je suis actuellement au Yukon, au Canada ou je pense passer l’hiver bien au froid. J’ai également un road trip de prévu aux USA au printemps prochain pour quelques mois, à travers parcs nationaux et grands espaces. A mon retour en Europe je pense organiser des expos et peut être un livre sur l’Amérique du nord.

Merci DustOnMyLens pour cette petite interview, et je vous souhaite à tous de bonnes photos et du plaisir.

Suivez l’actualité d’Anthony sur :

website-iconefacebook-pleininstagram-new

 

A voir également

Laisser un commentaire